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Voici le titre de l’article : passe d’armes entre la Métropole et Saint-Étienne
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Le débat fait toujours rage sur l’instauration d’un QR code pour accéder aux déchèteries de la métropole stéphanoisesatisfaite du dispositif, à contrario de l’adjointe à la mairie de Saint-Etienne.
Le 1ᵉʳ novembre 2025, la métropole a dressé un premier bilan pour les nouvelles modalités d’accès en déchèterie. Satisfaction de l’institution : « des habitants au rendez-vous, des objectifs atteints, avec de nouvelles améliorations à apporter qui sont en projet ».
Cyrine Makhlouf, adjointe au maire de la ville, chargée de la propreté, « ne partage pas le satisfecit de Saint-Etienne Métropole » et tient à préciser un certain nombre de points. « Manifestement, nous ne vivons pas la même réalité. »
Un dispositif trop complexe pour la mairie
La métropole rappelle « que les visites très occasionnelles ne nécessitent pas de QR Code : l’accès exceptionnel en déchèterie est autorisé deux fois par an (sur la base du relevé de la plaque d’immatriculation) ».
Depuis novembre 2024, les usagers réguliers des 13 déchèteries de Saint-Etienne Métropole sont invités à créer leur compte d’accès. Un an après, près de 80 000 ménages ont créé leur compte, un nombre bien supérieur au nombre de maisons individuelles (67 000) des 53 communes de Saint-Etienne Métropole. De nombreux habitants qui résident en appartement ont en effet également créé leur compte car eux aussi peuvent avoir besoin d’accéder en déchèterie.
Selon l’adjointe à la mairie, « force est de constater que le système qui a été retenu évince, de fait, toute une partie de la population, à travers notamment la fracture numérique et ne fait pas consensus auprès de la population. Une majorité d’habitants malheureusement n’y adhère pas, faute d’un dispositif trop complexe. »
Évolution des règles en 2025
Courant 2025, les règles d’accès ont évolué pour s’adapter à certains cas particuliers : inscription par un ménage d’un quad ou d’un pick-up, mais aussi, depuis juillet, baisse de 5 à 2 unités par passage pour des remorques moyennes (de 500 à 750 kg de PTAC) et inscription désormais possible de grandes remorques (de 750 kg à 1200 kg de PTAC).
Une étude est également en cours pour faciliter l’inscription d’un véhicule temporaire.
L’inscription et l’accueil en déchèterie sont et restent gratuits. Il est toujours possible de créer son compte en ligne sur le site https://decheteries.saint-etienne-metropole.fr/ ou de solliciter un formulaire d’inscription à l’accueil des déchèteries.
S’ils rencontrent des difficultés, les usagers sont invités à contacter Infos Déchets par téléphone (0 800 882 735) ou par mail ((email protégé)).
À Saint-Etienne, le compte n’y est pas
La création des comptes a été faite en très grande majorité en ligne « mais 4 800 comptes ont pu être créés avec un formulaire papier », précise la métropole.
Quand Saint-Etienne Métropole se réjouit que 80 000 comptes aient été créés, je note qu’à Saint-Etienne, seulement 15 % des foyers ont fait cette démarche, 25 % à Firminy et 70 % à Farnay. Même ramené au % d’habitat individuel qui, à Saint-Etienne, est d’environ 10 %, ce taux n’est raisonnablement pas satisfaisant à l’échelle de notre ville.
Baisse des déchets pris en charge par la métropole et des ordures ménagères
Les déchets pris en charge par Saint-Etienne Métropole durant les 8 premiers mois de l’année en comparant les années 2024 et 2025 ont baissé de 35 %. « Ce sont des milliers de camions en moins et des économies de transport et traitement de déchets d’environ 2 millions d’euros par an. »
Enfin, « les déchets qui ne sont plus apportés en déchèterie ne sont pas non plus déposés dans les ordures ménagères. Les tonnages d’ordures ménagères collectés sont en baisse de 1,5%. »
Selon l’adjointe, « là aussi en contradiction, avec la remontée de terrain des éboueurs lors de leur mouvement de grève se plaignant de ce qu’ils pouvaient trouver dans les bacs d’ordures ménagères, cela n’avait rien d’une collecte sélective, mais que les usagers déposaient depuis la mise en place du QR code, type petit électroménager, déchets de chantieretc. rendant les bacs beaucoup plus lourds à lever et dégradant ainsi leurs conditions de travail. »
Des déchets apportés dans les déchèteries des territoires voisins
D’après la métropole, « ces déchets sont désormais apportés dans les déchèteries publiques des territoires voisins, lieux de production des déchets, ainsi que dans les déchèteries professionnelles. »
« Contrairement à ce qu’il est indiqué, rien ne prouve que les tonnages non collectés dans les déchèteries métropolitaines le sont dans celles des territoires voisins et dans les déchèteries professionnelles, observe Cyrine Makhlouf. Le constat fait sur le terrain, dans nos villes, démontre de manière très visible le contraire. »
Pas d’évolution des dépôts sauvages selon la métropole
Les dépôts sauvages restent globalement stables. « Aucune évolution sensible n’a été constatée dans les milieux naturels par le réseau sentinelle de l’association France Nature Environnement. »
Saint-Etienne et Rive-de-Gier mettent en place la redevance pollueur-payeur
Pour faire face à l’augmentation des décharges sauvages sur l’espace public, la ville de Saint-Etienne a procédé à l’installation de 10 caméras de vidéo-verbalisation (230 000 euros de coût total) et au recrutement de deux policiers municipaux supplémentaires pour suivre, enquêter et traiter les verbalisations.
Par ailleurs, cinq camions-griffes interviennent en continu sur l’espace public pour collecter les décharges sauvages en recrudescence.
La redevance pollueur-payeur a été mise en place par les municipalités de Saint-Etienne et de Rive-de-Gier.
Les quantités de déchets collectés par les services techniques municipaux ont, pour certaines communes, augmenté mais généralement de manière modérée (50 tonnes en moyenne par mois pour l’ensemble du territoire de Saint-Etienne Métropole).
Ces quantités restent bien inférieures à 2022. « Les situations des communes qui ont subi des augmentations ont été signalées et font l’objet d’une analyse particulière. »
Le cout global des déchèteries est de 7 millions d’euros en 2024, rappelle la métropole.
« Non, les dépôts sauvages ne sont pas stables » pour la mairie
« De même, quand Saint-Etienne Métropole se félicite d’une baisse des tonnages collectés et des économies ainsi réalisées, celles-ci se font au détriment de la commune », écrit l’adjointe.
Car non, les dépôts sauvages ne sont pas stables. Si l’on compare la période de novembre 2023 à avril 2024 avant le QR code à la période novembre 2024 à avril 2025, après la mise en place de QR code, ce sont plus de 200 tonnes supplémentaires de décharges sauvages, en six mois, qui se retrouvent à Saint-Etienne sur l’espace public et non pas en déchèteries. Le même constat a d’ailleurs été fait dans d’autres communes comme La Ricamarie, La Grand Croix ou Unieux.
Cyrine Makhlouf va même plus loin. Elle demande à la métropole de revenir sur leur décision d’instaurer un QR code pour accéder aux déchèteries de Saint-Etienne Métropole.
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Les approches pour combattre l’abandon illégal de déchets
Encourager des pratiques de recyclage et de gestion responsable des déchets
Pour limiter l’abandon des déchets, il est nécessaire de favoriser une gestion plus responsable et durable. Le tri sélectif et la valorisation énergétique sont des outils permettant de diminuer la quantité de déchets enfouis, ce qui contribue à réduire leur empreinte écologique. L’emploi de matériaux recyclables est également un moyen de prévenir la production excessive de déchets. Enfin, soutenir les filières de réemploi, telles que les ressourceries et les associations de récupération, offre une alternative pour prolonger la vie des objets et soutenir une économie circulaire bénéfique pour l’environnement.
Proposer des mesures de prévention et de sensibilisation contre les décharges sauvages
Afin de limiter l’essor des décharges sauvages, plusieurs actions doivent être mises en place. Les campagnes de sensibilisation sont un levier majeur pour expliquer à la population les impacts environnementaux et sanitaires des déchets abandonnés. Le renforcement des contrôles et des sanctions s’avère aussi nécessaire pour punir les fautifs. En parallèle, l’élargissement des horaires d’ouverture des déchetteries et la mise en place de points de collecte mobiles encourageraient la population à adopter des pratiques de gestion plus responsables.
Les bonnes pratiques locales et régionales pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets
Afin de contrer la prolifération des décharges sauvages, plusieurs villes ont mis en œuvre des solutions novatrices. Des plateformes comme « Je Signale » permettent aux citoyens de signaler facilement les dépôts illégaux, ce qui permet aux autorités de les traiter rapidement. Les brigades environnementales veillent à la surveillance des espaces publics et verbalisent les contrevenants. De plus, des projets de recyclage participatif sont organisés pour encourager les citoyens à trier et recycler leurs déchets de manière responsable. Pour un signalement rapide et efficace, l’appli JeSignale est la plateforme parfaite pour aider à lutter contre l’abandon des déchets sauvages.
Les règles et pénalités concernant les dépôts illégaux de déchets
Le travail des autorités locales pour prévenir et sanctionner les infractions environnementales
Les maires et préfets, représentant les collectivités locales, ont l’autorité nécessaire pour sanctionner les infractions liées aux déchets abandonnés et organiser la collecte des déchets sauvages. Ils peuvent également imposer aux contrevenants de remettre les sites en état, sous peine de sanctions administratives.
Les bases juridiques des dépôts sauvages et leurs implications légales
L’article L.541-3 du Code de l’environnement en France interdit l’abandon de déchets, qu’ils soient laissés par des individus ou des entreprises. Les contrevenants risquent des poursuites pour atteinte à l’environnement.
Peines et amendes prévues pour les dépôts illégaux de déchets dans le Code de l’environnement
En cas de dépôt illégal de déchets, les sanctions sont sévères. Pour un abandon massif de déchets dangereux, une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 € et deux ans d’emprisonnement peuvent être imposés. Si des déchets sont jetés sur la voie publique, l’amende est de 1 500 €. De plus, les véhicules utilisés pour ces actes peuvent être confisqués. En cas de récidive, les sanctions sont augmentées afin de limiter ces comportements nuisibles.
Dépôts Illégaux de Déchets : Un Fléau aux Conséquences Incroyables
Pour contrer l’essor des décharges sauvages, une mobilisation collective est indispensable. Par des actions de sensibilisation, un renforcement législatif et des solutions adaptées sur le terrain, nous pouvons lutter contre cette pratique nuisible. Chaque geste de tri, de signalement ou de recyclage fait la différence.
Conséquences écologiques et sanitaires des dépôts sauvages de déchets
Évaluer les perturbations des écosystèmes causées par les décharges sauvages
Les décharges sauvages sont une menace sérieuse pour l’écosystème environnant. Elles contaminent les sols et les nappes phréatiques avec des plastiques et des métaux, et les substances toxiques comme les solvants et les piles nuisent à la faune et à la flore. Ces lieux attirent également des nuisibles tels que les rats et les insectes, perturbant la biodiversité locale.
Les décharges illégales : un facteur aggravant pour le changement climatique et l’énergie
Les décharges illégales dégagent du méthane, un gaz à effet de serre ayant un pouvoir réchauffant 25 fois supérieur à celui du CO₂, contribuant ainsi à l’accélération du réchauffement climatique. Le manque de tri et de recyclage entraîne également un gaspillage de matières premières, alors que leur valorisation permettrait de réduire la consommation d’énergie et d’atténuer les émissions polluantes.
Les impacts sur la santé publique des décharges sauvages de déchets
L’exposition aux décharges sauvages présente un réel risque pour la santé humaine. Les eaux stagnantes, stagnées dans ces sites illégaux, sont un terrain idéal pour la multiplication de virus et de bactéries, augmentant le potentiel de propagation des maladies. La contamination de l’air et de l’eau, causée par les produits chimiques des déchets, met également en péril les nappes phréatiques. De plus, les déchets inflammables comme les solvants et huiles accroissent le risque d’incendies, pouvant entraîner des destructions massives.
Le phénomène des décharges sauvages : enjeux et conséquences
L’ampleur de la pollution par décharges sauvages en France : une analyse nécessaire
En France, les décharges sauvages constituent un problème écologique et économique majeur. Chaque année, des millions de tonnes de déchets sont laissées illégalement dans la nature, ce qui engendre des coûts significatifs pour les collectivités locales en matière de nettoyage et de gestion. L’ADEME indique que plus de 100 000 sites sont touchés, tant en milieu urbain qu’en milieu rural, avec des points noirs souvent identifiés le long des routes et dans les zones boisées.
Comprendre ce qu’est une décharge sauvage et ses particularités
Une décharge sauvage est un dépôt illégal de déchets effectué en pleine nature, sur les bords de routes ou sur des terrains non autorisés à cet effet. Contrairement aux sites réglementés, ces lieux échappent à tout contrôle, entraînant une pollution des sols et des nappes phréatiques. On y trouve des déchets domestiques, des gravats du BTP, des encombrants et des déchets toxiques.
Comprendre les raisons derrière l’abandon des déchets
La croissance des décharges sauvages peut être attribuée à plusieurs raisons. Le coût des services de collecte pousse certains particuliers et professionnels à abandonner leurs déchets pour éviter des frais supplémentaires, tandis que l’insuffisance de déchetteries dans les zones rurales accentue cette problématique. Par ailleurs, un manque de sensibilisation persiste concernant les effets néfastes de ces dépôts sur l’environnement et la santé. Enfin, la faiblesse des contrôles et des sanctions contribue à la persistance de ces comportements illégaux.
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